Le lac de Sainte-Croix est une retenue artificielle, mise en eau en 1973, à la suite de la construction du barrage de Sainte-Croix, sur le cours du Verdon. Il est situé entre les départements du Var et des Alpes-de-Haute-Provence, au pied des gorges du Verdon, du Plan de Canjuers et du plateau de Valensole, haut lieu de la culture du lavandin.
Cette retenue est la quatrième de France métropolitaine par sa superficie (environ 2200 ha) après le lac du Der-Chantecoq, le lac de Serre-Ponçon et le lac d'Orient. Le lac est devenu un centre de tourisme estival ; il est très fréquenté pour les loisirs aquatiques. La navigation des bateaux à moteur à essence est interdite. Seuls les moteurs électriques et les voiles sont autorisés. On y rencontre beaucoup de pédalos et de barques diverses de juin à septembre. Ce lac artificiel est également utilisé pour les écopages des Canadairs lors des incendies dans la région. Trois villages se trouvent le long de ses berges :
Le projet consistant à noyer la vallée des Salles pour réaliser un lac ne date pas d'hier. En 1908, c’est à dos d’âne que Georges Clemenceau, alors Président du Conseil, entreprit une randonnée sur tout le cours du Verdon entre Fontaine-l’Évêque et le lac d’Allos : on envisageait déjà à l'époque l’aménagement du Verdon, et la construction de barrages à certains endroits stratégiques de son cours . Le projet fut mis en sommeil à cause des aléas de l'Histoire, sans être totalement abandonné. Entre les deux guerres, c'est la société Schneider qui était chargé de la construction du barrage, lequel resta à l'état de projet . Les événements se bousculèrent à partir de 1962 http://www.lessallessurverdon.com/LSecrits.html onglet « Presse quotidienne régionale », références : 27 janvier 1962, Le Méridional : « Quel sera le sort des habitants des Salles et de Bauduen qui seront engloutis sous les eaux du Verdon ? » 27 janvier 1962, Le Provençal : « Importante séance de travail à Aups, pour informer et apaiser les populations des villages qui seront noyés par le barrage de Sainte-Croix. » 28 janvier 1962, Le Provençal : « Le barrage de Sainte-Croix-Fontaine-L'Evêque : les contacts suscités à Baudinard, Bauduen et Les Salles-sur-Verdon ont écarté une scission entre les populations et l'EDF. » février 1962, Le Petit Varois : « Le barrage de Sainte-Croix doit naître dans le Haut-Var, mais deux villages ne veulent pas mourir noyés sous les eaux du Verdon. Avec inquiétude leurs habitants s'interrogent sur leur sort. » 25 février 1962, Le Méridional : « Les problèmes posés par la construction du prochain barrage de Ste-Croix ont été examinés aux Salles-sur-Verdon par les membres du Syndicat de défense des Intérêts agricoles et économiques. » . Le projet retenu consistait à réaliser un « grand lac » jusqu'à la cote 500. Celui-ci devait noyer, outre Les Salles-sur-Verdon situé au fond de la vallée, le village de Bauduen, alors que Sainte-Croix-du-Verdon devenait inhabitable . Du fait de la présence de la résurgence vauclusienne de Fontaine L'Evêque un risque existait de voir ce « grand lac » se vidanger par un effet de siphon. De plus, la détermination des expropriés des trois villages les plus concernés par le projet ne faiblissait pas . Fin 1968, la cote retenue pour le futur lac fut abaissée à 482. Les villages de Sainte-Croix et Bauduen étaient sauvés, Les-Salles-sur-Verdon était le seul village condamné par la mise en eau du futur lac . La première mise en eau du barrage eu lieu en août 1973, et la mise en eau définitive le 15 novembre 1973 .
Le film L'Inconnu du lac a été tourné sur les bords du lac de Sainte-Croix. Egalement, La série policière "Le mystère du Lac", dont TF1 a diffusé le premier épisode le 3 septembre 2015, est tournée en partie dans le village de Bauduen qui borde le lac de Sainte Croix au cœur du parc naturel régional du Verdon.
Le nom est Lau de Santo Crous en provençal.