La Brière ou Grande Brière est un marais situé géographiquement au nord de l'estuaire de la Loire débouchant sur l'océan Atlantique, à l'ouest du département de la Loire-Atlantique. Autrefois, on y récoltait la tourbe et on y navigue encore grâce à une barque appelée « chaland ». Ses habitants s'appellent les Brièrons. Les marais de Brière sont protégés à plusieurs titres. Le Parc naturel régional de Brière a été mis en place en 1970.
La Brière, ou Grande Brière est drainée par le dernier affluent de la Loire, le Brivet, qui se jette dans l'estuaire à la limite des communes de Saint-Nazaire et Montoir-de-Bretagne. Son territoire s'étend sur, dont de zones humides, au cœur desquelles le marais de Grande Brière mottière couvre à lui seul , qui compte 21 communes. La Brière constitue une des limites naturelles de la presqu'île guérandaise<ref name="Guérande">. . Son territoire se caractérise aussi par son architecture avec près de, appelés chaumières.
Les marais de la Grande Brière motière s'étendent principalement sur la commune de Saint-Joachim qui comprend le territoire indivis du marais. Plusieurs communes ont une part plus ou moins importante de leur territoire sur le marais de Brière et ses annexes, ce sont : Toutes ces communes interviennent dans la gestion du marais et du Parc naturel régional de Brière. Par extension, vingt communes sont considérées comme faisant partie de la Brière : aux dix-sept communes précédentes s'ajoutent les communes de Besné, La Chapelle-Launay et Pontchâteau en raison de leurs liens avec le réseau hydrographique du Brivet (dernier affluent de la Loire), à travers les marais de Grande Brière et de Donges. Ces trois communes ne sont pas membres adhérents directs du parc naturel, mais membres du syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin du Brivet. Dans la gestion du Parc naturel régional de Brière, incluant les marais de Grande Brière et ses annexes, ainsi que les Marais du Mès, s'ajoutent d'autres intervenants, dont :
Les marais briérons s'insèrent dans un vaste ensemble de zones humides comprenant au nord le golfe du Morbihan et l'estuaire de la Vilaine, à l'ouest s'étendent les marais salants de Guérande et, au sud, l'estuaire de la Loire et le lac de Grand-Lieu. En tant que réservoir de biodiversité et comprenant de nombreux corridors biologiques, ils sont un élément très important de la trame verte et bleue, régionale, pris en compte par le SRCE. Les marais briérons et surtout de la Grande Brière mottière évoluent depuis un siècle vers une uniformisation en roselière cariçaie (alors que les prairies occupaient autrefois (1940) environ 80 % de la surface de la Grande Brière mottière (contre 15 % en 2000), au détriment de la biodiversité des milieux ouverts et de la diversité paysagère. Le pâturage remplaçait l'action des grands herbivores sauvages qui ont été peu à peu éliminés par l'Homme après la dernière glaciation. La faune et la flore des zones humides restent riches et remarquables, mais nécessitent pour conserver une mosaïque écopaysagère gage d'une haute biodiversité des actions de gestion pour remplacer l'action de ces grands herbivores (et de la grande faune sauvage en général) ; ( gyrobroyées en été et en : une parcelle de sur Bréca, sur La Pointe, Les Landes, sur la Chaussée Neuve) . La Grande Brière a été reconnue site Ramsar le .
Ferdinand du Puigaudeau a peint de nombreux paysages de la Brière.