Le lac d'Annecy, plus récemment parfois aussi surnommé « lac bleu », est un lac de France situé dans les Alpes, en Haute-Savoie. Par sa superficie, il est le deuxième lac d'origine glaciaire de France après celui du Bourget, exception faite de la partie française du lac Léman. Le lac s’est formé il y a environ 18000 ans au moment de la fonte des grands glaciers alpins. Il est alimenté par sept ruisseaux et torrents, nés dans les montagnes environnantes : l'Ire, l'Eau morte, le Laudon, la Bornette, le Biolon et par une puissante source sous-lacustre, le Boubioz, qui jaillit à de profondeur. Il est encadré à l’est par le massif des Bornes (la Tournette - 2351 mètres, les Dents de Lanfon, le mont Veyrier et le mont Baron) et à l’ouest par le massif des Bauges (le Semnoz et le Roc des Bœufs), au nord par les agglomérations d’Annecy et au sud par la vallée vers Faverges qui prolonge le Bout-du-Lac. Le lac a une périphérie praticable à pieds ou à vélo sur quarante kilomètres environ. Le lac déverse son trop-plein d’eau dans le Thiou qui alimente le Fier à 1500 mètres au nord-ouest d’Annecy, qui se jette lui-même dans le Rhône. C’est un lieu touristique très attractif, connu pour ses nombreuses activités nautiques, le parapente, et ses qualités environnementales permettant l'observation d'une nature préservée. Le lac d'Annecy appartient au domaine public de l’État et la seule île qu'il comprend, l'île des Cygnes, est artificielle et se trouve en face d'Annecy.
Le nom de ''lac d'Annecy'' recouvre aujourd'hui l'ensemble de l'étendue d'eau. Au cours de la période médiévale, cependant, les deux parties du lac possédaient des noms différents. Le Grand lac, au nord, porte ainsi le nom de lac d'Annecy, et le Petit lac, au sud, lac de Duin / Duyn /Duingt (lacus de Duygno) Amédée de Foras indique dans, notamment un acte de reconnaissance de 1360 dans . Le premier relève ainsi de la châtellenie d'Annecy, le second à celle de Duingt . On trouve la forme « Lac de Nicy » au . Ainsi Antoine-Augustin Bruzen de La Martinière dans son Le Grand Dictionnaire Géographique et Critique (1726) mentionne . L'historien relève que sur les cartes étudiées le graveur avait fait d'Annecy, Âmey.
Le lac d'Annecy se trouve dans les Alpes françaises, dans le département de la Haute-Savoie, entre les massifs des Bauges au sud-ouest et celui des Bornes au nord-est. L'agglomération d'Annecy qui lui a donné son nom se situe à son extrémité nord. Villes et villages autour du lac
Le lac d'Annecy est réputé pour sa propreté, il est considéré comme le lac urbanisé (avec un bassin versant habité) le plus pur d'Europe et peut-être du Monde. L'eau du lac est considérée comme potable sans traitement. L'eau du robinet distribuée à Annecy provient ainsi directement du lac. Le taux de nitrates est inférieur à 1 milligramme par litre, soit bien inférieur au taux autorisé des eaux de source en bouteille (5 mg/l), et le taux des pesticides est également bien inférieur aux 0,1 µg/l maximum autorisés pour des eaux de source en bouteille . Cette pureté de l'eau est le fruit de plus de cinquante ans d'investissements pour détourner les eaux usées du bassin versant: des collecteurs situés sous les routes autour du lac récupèrent les eaux usées de toutes les communes, villages du bord du lac et hameaux du bassin versant, pour les envoyer et les traiter dans une station d'épuration située dans la banlieue d'Annecy, donc en aval du lac. Il n'en a pas toujours été ainsi, auparavant les eaux usées se déversaient directement dans le lac sans épuration. Dans les années 50 le lac était menacé d'eutrophisation et par des envahissements périodiques d'algues . Ces problèmes ont aujourd'hui complètement disparus. La transparence de l'eau est passé de 3 mètres en 1957 à 14 mètres en 2007. Paradoxalement aujourd'hui, c'est la pureté très poussive de l'eau, corrélée à sa pauvreté en éléments nutritifs (nitrates, phosphates) pour les végétaux et le phytoplancton, qui pourrait poser de nouveaux problèmes écologiques ou du moins parfois perçus comme tels. La chute de la productivité du zooplancton a fait baisser la quantité de poissons dans le lac. Si les espèces de poissons exigeantes en terme de qualité de l'eau, notamment les salmonidés comme l'omble chevalier, ont pu repeupler le lac dès le début des mesures de protection de l'eau, ces poissons sont aujourd'hui moins nombreux et plus petits du fait de la quantité toujours plus faible de nourriture disponible. La grande transparence de l'eau fait aussi pénétrer plus profondément les rayons du soleil dans l'eau, ce qui, par un phénomène complexe, diminue l'oxygène dissout dans le lac, et pourrait encore appauvrir sa faune. Faute des phoshates dont ils ont besoin, les roselières et les herbiers de plantes aquatiques ont vu leurs surfaces se réduire fortement. Les canards et les cygnes ont désormais plus de mal à trouver leur nourriture et leurs effectifs ont donc diminué. Cependant cette situation est considérée comme naturelle et normale pour un lac péri-alpin oligotrophe et non pollué par l'homme, et donc non problématique en soi, c'est un milieu et un équilibre écologique très différent de celui des lacs mésotrophes ou eutrophes de plaine. Le lac d'Annecy n'est alimenté que par des petits torrents de montagne et des sources souterraines, qui apportent très peu de sédiments et d'éléments nutritifs. La biomasse globale y est donc naturellement assez faible. Ces conditions favorisent des espèces adaptées, qui se font rares ailleurs de nos jours à cause de la pollution trophique généralisée. Désormais l'objectif du syndicat mixte est d'étudier comment traiter les HAP (hydrocarbure aromatique polycyclique) provenant des eaux de ruissellement des chaussées, non captées par des bouches d'égouts, contenant des résidus huiles en cas de pluies. Les autres objectifs sont l'amélioration de la gestion des eaux pluviales, la restauration des roselières, la motorisation électrique des bateaux circulant sur le lac et le développement du mouillage écologique. Les sédiments du lac n'échappent pas à la problématique des PCB (polychlorobiphényles), mais le taux de PCB y est cependant faible comparé au lac du Bourget voisin (2 ng.cm-2.an-1 pour le lac d'Annecy, 5 pour le lac Léman et 250 pour le lac du Bourget). Étant donné qu'aucune source de pollution locale aux PCB n'a été identifiée dans le bassin versant du lac, l’existence de ce faible taux de PCB dans le lac serait essentiellement due à des retombés atmosphériques, par l'eau de pluie, notamment par l'eau issue de l'évaporation du lac du Bourget qui est la principale source de diffusion des PCB dans la région, ce qui permet de mettre en évidence un phénomène de diffusion atmosphérique des PCB dans le passé, par « effet de halo », jusqu'à 40 km en périphérie du lac du Bourget .
Les compétences du SILA (Syndicat mixte du lac d’Annecy) sont la collecte et le traitement des eaux usées et le traitement des déchets ménagers. Il s’occupe en plus des aménagements liés au lac, notamment la piste cyclable le long du lac, qui est sur la partie ouest : dans Annecy et de Sévrier à Faverges, qui était autrefois la plateforme d'une voie ferrée unique Annecy/Albertville. La piste va maintenant jusqu'à Marlens. Une ancienne maison de garde-barrière existe toujours à l'intersection de la route menant à Doussard RD 181/RN 508. Le SILA organise depuis 2006, chaque d'octobre, le « Lac en partage » en collaboration avec la Compagnie des bateaux du lac d'Annecy.
On trouve : bruant des roseaux, cygne (il y a même eu, en 2002 et 2003, un rarissime couple de cygne noir vers la réserve naturelle du Bout-du-Lac), cormoran, fauvettes (rousserolle turdoïde, verderolle et effarvatte), foulque macroule, goéland, grèbe huppé, héron, mouette rieuse et râle d'eau. Plus rares, goéland cendré, gros-bec casse-noyaux, martin-pêcheur. Depuis 2009, on peut également remarquer un couple de canards blancs sur le Thiou: plus trapus que les colverts, il semblerait qu'il s'agisse de blancs de l'Allier adaptés à l'état sauvage. Ceux-ci compensent l'absence de canards de Barbarie qui avaient pu être aperçus les années précédentes. Il existe plusieurs espèces de canards. Les plus nombreux sont les canards colvert, mais on trouve aussi, eider à duvet, fuligule milouin, fuligule morillon, harle bièvre, macreuse brune. Plus rares, canard chipeau, garrot à œil d'or, harelde boréale (les hivers très froids), nette rousse. Parmi les espèces migratrices et autres qu'on trouve autour du lac on peut citer : alouette des champs, coucou, fauvette à tête noire, guêpier d'Europe, hirondelle, martinet alpin, martinet noir, pigeon ramier, rougequeue noir et tarier pâtre. Depuis 1999, la population d'oiseaux est en décroissance rapide. Selon la Ligue pour la protection des oiseaux et la fédération des chasseurs, le nombre d'oiseaux, des espèces sur lesquelles porte l'étude, aurait diminué de 45 % sur la période 1999-2005. Les espèces les plus en déclin sont le canard colvert (-76 %), le harle bièvre (-65 %), le fuligule morillon (-62 %) et le cygne tuberculé (-56 %). Plusieurs facteurs semblent être la cause de cette baisse de population, alors que dans le reste de la France ou même dans la région, le nombre d'oiseaux tend plutôt à augmenter.
On trouve : Cependant la très faible teneur en éléments nutritifs fait que la ressource piscicole, en bout de chaine alimentaire, est très bonne en qualité (forte représentation des salmonidés, considérées comme les espèces nobles des eaux douces en gastronomie) mais faible en quantité, puisqu'elle est estimée entre 90 et de poisson pour tout le lac, ce qui permet une pêche annuelle maximale de à répartir entre les 4 pêcheurs professionnels et les quelque 1000 amateurs. À la fin des années 1990, la découverte de silures dans le lac — aujourd'hui disparus — avait jeté l'émoi au sein de la communauté des pêcheurs.
Les réserves naturelles (cf ci-dessous) accueillent une grande variété d’espèces, au Bout-du-Lac, on a dénombré 476 espèces végétales dont 17 orchidées, au Roc de Chère, c’est 508 espèces végétales dont 28 orchidées.
En 1928, année de l’étude de Marc Le Roux sur la faune et la flore du lac, les roselières s’étendaient sur 180 ha (). En 1976, elles n’étaient plus que sur 16 ha () et cela s’est encore un peu amenuisé à notre époque même si des mesures ont été prises comme la création de la réserve naturelle du Bout-du-Lac, les restrictions de navigation, la plantation de pieux, etc. La principale roselière est celle du Bout-du-Lac, il y ensuite celles de Saint-Jorioz et d’Annecy-le-Vieux au petit port. La roselière est un élément important de la vie du lac, c’est en effet une zone d’eau peu profonde où l’eau se réchauffe très vite et où la vie permet de prospérer. D’abord les plantes aquatiques qui vont permettre aux animaux de se nourrir, mais également de se cacher et se reproduire. Elle joue un rôle dans la propreté du lac, à la façon d’une station d’épuration : elle filtre les matières et permet leur décantation. De plus, les plantes comme les roseaux assimilaient autrefois dans leurs tissus les excédants nutritifs polluants du lac comme le phosphore, le nitrate, mais également le cyanure ou des hydrocarbures, mais le lac étant devenu oligotrophe (le contraire de l'eutrophisation, du fait de la grande propreté de l'eau), la roselière ne peut plus prospérer comme avant et se rétracte.
La réserve naturelle du Bout-du-Lac est située à l’extrême sud du lac. Mesurant 84 ha de superficie, elle est protégée depuis 1974. Deux rivières (l’Ire et l’Eau Morte) y coulent, et son territoire est couvert de forêts et de roseaux sauvages. C’est un marais qui autrefois absorbait les variations de niveau du lac. Un sentier en bois permet de cheminer au cœur même du marais, entre les roseaux, pendant une demi-heure de marche, jusqu’à la Tour de Beauvivier, vestige d’une maison forte du Moyen Âge. Les foulques, les grèbes huppés, les canards colvert, les lézards et 3 familles de castors ont fait du marais leur habitat. De nombreux oiseaux aquatiques viennent y hiverner et se reproduire. On peut y admirer le colchique, le houblon, le sceau de Salomon et des orchidées. Plus dur sera d’observer la rare gentiane pneumonanthe.
Le Roc de Chère est un site écologique majeur, une petite avancée rocheuse au bord du lac sur la rive Est, situé sur le territoire de la commune de Talloires. C’est un espace protégé, depuis 1977 d’une superficie de 69 ha (). Il est situé entre les villages de Talloires et de Menthon-Saint-Bernard, juste à la limite du Grand et du Petit Lac et permet de découvrir de superbes panoramas tout au long des sentiers de randonnées le parcourant. Il plonge dans le lac d'Annecy par d'impressionnantes falaises de 50 à de hauteur. On peut y voir aussi des lapiaz, qui sont des roches calcaires érodées par l'eau, et que l'on retrouve souvent dans les massifs préalpins. Jadis exploité par les moines de l'abbaye de Talloires, il est aujourd'hui colonisé en majorité par la chênaie sessiliflores et les charmes ; la rhodoraie s'y épanouit. Une réserve naturelle y été créée en 1978 pour protéger l'exceptionnelle richesse du site. 35 % de sa superficie appartient aujourd'hui (en 2004) au Conservatoire du littoral et des rivages lacustres. Sur ses pentes Nord s'étend un golf. Grâce à l'alternance de sols calcaires et de sols siliceux (grès), et à la présence de microclimats différents d'un vallon à l'autre, plus de 560 espèces de fleurs et de plantes y poussent. Parmi elles, on dénombre : Le glacier y a laissé une tourbière où l'on peut trouver des rossolis, une laîche des tourbières (Carex sp.) et la cordulie arctique, une libellule. Dans un canyon dissimulé sous la forêt, on trouve des plantes qui poussent habituellement à (rhododendron ferrugineux, lycopode sélagine). En revanche, côté lac, sur les falaises dans un milieu chaud et sec se sont acclimatées et développées des espèces méridionales (comme l'érable de Montpellier, etc.). Une abondante faune s'est aussi appropriée les lieux et y trouve refuge. Parmi les oiseaux on y trouve l'hirondelle de rochers et le faucon pèlerin qui nichent dans les falaises, mais aussi le milan noir et des goélands leucophées.
Apparue en 1994, la « puce de canard » qui est en fait une cercaire, une larve microscopique, qui pénètre dans la peau de l’homme et provoque une infection cutanée, « la dermatite du baigneur » a connu son paroxysme en 2002. Le cycle parasitaire commence par des escargots aquatiques (limnées) infectés par les excréments d’oiseaux, la larve s’échappe de son hôte pour les oiseaux, surtout des canards, le ver femelle pond des œufs qui sont évacués avec les selles de l’oiseau et le cycle recommence. Chez l’homme, hôte accidentel, la larve meurt rapidement mais provoque une démangeaison et des éruptions cutanées qui disparaissent au bout de 1 à 2 semaines. L’homme est le vrai responsable du problème, car en donnant du pain aux canards, il favorise leur surpopulation et l’abandon de leur migration, d’autant plus que la chasse est interdite sur le lac d’Annecy. Des canards gourmands trop nourris de pain, ont une ration excessive de gluten, ce qui entraîne pour ces oiseaux des troubles digestifs et beaucoup trop de rejet d’excréments. À l’automne 2002, lors de la première campagne, à peu près 450 canards ont dû être abattus, dont plus de 90 % étaient infectés, d'autres ont été abattus en 2003 et en 2004.
En 2011 Thierry Billet, adjoint à l'environnement, déclare : En effet, la température de surface qui ne descend pas suffisamment bas en hiver, entraînerait un mauvais brassage des eaux et à terme une carence en oxygène des eaux profondes. En conséquence la faune profonde, dont l'omble chevalier ou le Corégone blanc (féra), serait en régression depuis la fin des années 1990.
L'avenir du lac est menacé par l'abrogation partielle de la loi littoral autour des lacs de montagne de plus de 1000 hectares votée en seconde lecture à l'assemblée en 2005 (seuls quelques députés étaient présents) et contre laquelle se mobilisent les habitants et l'ex maire d'Annecy Bernard Bosson qui refuse le bétonnage programmé de la région.
Le lac est apparu il y a environ trente mille ans vers la fin de la glaciaire, dite glaciation de Würm, pendant longtemps le niveau du lac était plus bas de 5 à . Une sorte de trottoir, surnommé « la baleine », fait le tour du lac sauf sous le roc de Chère qui plonge directement à sous le niveau de l'eau. Le lac d'Annecy possède plusieurs exemples de cités lacustres, villages préhistoriques du Néolithique et de l'âge du bronze final, implantés tout autour du lac (à Annecy-le-Vieux, Annecy, Sevrier, Saint-Jorioz, Talloires, etc.). Parmi les sites, les plus importants : Le 27 juin 2011, le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a classé les sites palafittiques préhistoriques autour des lacs des Alpes datant de 5000 à 500 Le dossier était porté par les six pays alpins (Suisse, France, Allemagne, Slovénie, Italie et Autriche. Le lac d'Annecy était concerné par ce classement et trois de ses sites ont été retenus (les marais de Saint-Jorioz, le Crêt de Châtillon et le secteur des Mongets. Le niveau du lac était plus bas à l'époque et les pilotis que l'on a retrouvés, notamment non loin de l'île aux Cygnes, étaient des pieux enfoncés dans le sol servant d'armature verticale aux cabanes. Cette hypothèse a été confirmée par une datation très précise à 3783 av. J.-C. attestant d'une occupation des marais de Saint-Jorioz avec un niveau inférieur de trois mètres et par la découverte à Sevrier d'un four de potier désormais exposé au Musée-Château d'Annecy. Ces 5 sites majeurs, il en existe d'autres, font partie du projet défendu par la Suisse, d'obtenir le classement de quelque mille sites palafittiques recensés autour des Alpes et répartis sur 6 pays (Allemagne, Autriche, France, Italie, Slovénie et Suisse). Ces vestiges montrent que des populations occupaient déjà le bord du lac depuis le début du néolithique. Une salle entière du Musée-Château d'Annecy est consacrée. à ces populations. Dès -5600 des chasseurs-cueilleurs sont présents, puis entre -4300 et -900 av. J.-C., ils ont été rejoints par des cultivateurs, des pêcheurs, des artisans bronziers et des potiers. En -1800 (âge du bronze), le lac a encore un niveau inférieur de à celui d'aujourd'hui; c'est l'époque où commence une occupation intensive de ses berges. En -1200, à la suite d'une longue période de sécheresse, le niveau du lac est inférieur de à celui actuel, ce qui fait apparaître l'île de Chatillon ( de long sur de large, aujourd'hui sous l'eau. Les pêcheurs qui l'occupaient nous ont laissé une pirogue taillée dans un tronc de chêne datant de -900 av. J.-C. Cinquante ans plus tard en -850, c'est le début de l'âge du fer, une période où le climat devient plus froid et plus humide partout en Europe et lors de laquelle les villages lacustres sont abandonnés. Le niveau du lac d'Annecy se retrouve à un mètre au-dessus du niveau actuel, il s'étend alors sur une grande partie de la plaine des fins jusqu'aux premiers coteaux.
Les tribus gauloises Allobroges occupèrent très tôt les préalpes des pays de Savoie, les rives du lac d'Annecy et les terres environnantes, certainement dès le début du et peut-être même avant. Après leur victoire, les Romains s’installent à partir de la fin du s. av. J-C sur la rive nord du lac d’Annecy, dans la plaine des Fins, et fondent le Vicus de Boutae ou Bautas (la « cité des bœufs », future Annecy).
Lors de l'hiver 1573, alors que le lac est entièrement gelé, un riverain mesure entre le hameau de l'Étraz et le rive d'en face une largeur de 2431 aunes. En 1640, les eaux envahissent les bords immédiats du lac et les capucins organisent une procession pour implorer la clémence divine. En 1655, la ville est envahie par les eaux qui submergent le puits Saint-Jean. Lors du printemps 1711, petite époque glaciaire, le niveau du lac monte de au-dessus du niveau actuel, causant des inondations catastrophiques et d'énormes dégâts. Une partie des remparts s'effondre : « le lac a tellement enflé qu'il inonda les plaines voisines ». En 1780, Horace Bénédict de Saussure est mandaté pour mesurer la profondeur du lac. Il effectue 47 sondages et trouve 180 pieds au Boubio soit . En 1840 : En 1843, après une importante réparation le Chérubin rebaptisé Le Dauphin reprend du service. En septembre 1844, le Dauphin, qui n'avait pas de quille et une coque pourrie, finit par craquer sous le poids des ans. En 1860 : En juin 1861, début de l'activité du bateau à vapeur Couronne de Savoie, ( ×, , , 400 passagers), offert à la ville d'Annecy par Napoléon III. Sa propriété et sa gestion étant municipales. A cette occasion, sept débarcadères sont construits au frais de l'État par les Ponts et Chaussées pour l'accueillir dignement, à Veyrier, Menthon, Talloires, Doussard, Duingt, Saint-Jorioz et Sevrier. À Annecy, le chenal du petit port est ouvert. En 1862, les travaux commandés par Sadi Carnot permettent de rehausser le niveau du lac d'un mètre (côte ). En novembre 1863, le préfet publie le premier règlement de police, codifiant la navigation des bateaux de croisières et de transport de marchandises sur le lac. En 1864, une révision du règlement de police est publiée. Au printemps 1873, la Compagnie de navigation du lac d'Annecy est fondée par une poignée d'entrepreneurs locaux. En mai 1874, début de l'activité du bateau à hélices à coque en fer ''L'Allobroge ( ×, , , 150 passagers). Il livre une farouche concurrence au Couronne de Savoie'': guerre des prix et des horaires de départs et même bagarres entre équipages. Le 27 juin 2011, l'altitude du lac est officiellement fixée à après une série de 252 observations dont la moyenne donnait . Lors de l'hiver 1880, le lac connaît son avant-dernière glaciation importante. En mai 1886, la Compagnie des bateaux à vapeur du lac d'Annecy est fondée avec un capital de 120000 francs et remplace la CNLA dissoute. La nouvelle compagnie récupère ''l'Allobroge, rachète le Couronne de Savoie'' pour 65000 francs. En juillet 1887, début de l'activité du bateau à roues à aubes Le Mont-Blanc ( ×, , , 350 passagers). En décembre, à cause du brouillard, il s'échoue sur un banc de sable près du port de Sevrier. Lors de l'hiver 1891, le lac connaît sa dernière glaciation importante. Il est complètement gelé du 31 décembre au 13 mars. En 1898 : En juillet 1900, ''L'Allobroge'' fut coulé à quai par des enfants qui avaient ouvert un robinet de vidange. Il est renfloué après beaucoup d'efforts. En 1902, dans le Dictionnaire géographique et administratif de la France, il est donné les chiffres suivants : altitude, surface 2704 hectares, volume 1123,5 millions de , profondeur maximale avec un abîme de au Boubioz, longueur , moindre largeur entre Duingt et Talloires, plus grande largeur 3350 mètres au niveau de Sevrier, périple , épaisseur des boues du fond du lac 50 à . En septembre 1906, la sécheresse fait reculer le lac de avenue d'Albigny. En 1908 : En mai 1909, début de l'activité du bateau à aubes France ( ×, , 350 cv, 700/800 passagers grâce à son triple pont, , coût 250000 francs). En 1918, les eaux submergent l'avenue d'Albigny. En 1944, les eaux submergent l'avenue d'Albigny, il s'agit de la plus importante inondation depuis 200 ans : « La préfecture est transformée en île et la foire baigne dans l'eau ». En septembre 1947, la sécheresse fait reculer le lac de plus de avenue d'Albigny. Cette année-là fut « une année de disette sans moissons ni vendanges ». Lors de l'hiver 1962/1963, le canal de Vassé gèle ainsi que la baie de Talloires et la presqu'île de Duingt. Un jour de l'hiver 1971, le vieux France coule mystérieusement. Son épave qui repose au fond du lac attire depuis des plongeurs passionnés. En mai 1984, début de l'activité du Libellule, grand catamaran de croisières ( ×, 2×210 cv, 595 passagers). Il s'agit du plus important bateau mis en service sur le lac d'Annecy. Il a été réalisé en près d'un an par des entreprises locales. L'inauguration eut lieu le 27 juin 2011 avec comme parrain l'acteur Jean-Claude Brialy et la comédienne Marie-José Nat. Le réalisateur Claude Chabrol était aussi présent. En juillet 1996, un tremblement de terre agite la masse d'eau et en décembre de la même année, un glissement de terrain subaquatique se produit à la Puya. En août 2003, un coup de vent provoque une tempête particulièrement forte, qui fait couler plusieurs embarcations. En mai 2010 est inauguré le « théâtre d'eau » de l'île aux Cygnes, une animation très appréciée par les touristes qui renoue avec l'animation dites des « fontaines lumineuses » qui avait fonctionné de 1860 à 1980. Cette scène est composée de deux pyramides flottantes d'où jaillissent des jets lumineux de dix mètres de haut.
Jadis, déversoir naturel de toutes les eaux usées des communes environnantes, menacé d’eutrophisation par les algues trop présentes, dès les années 1950, une vaste prise de conscience a permis la mise en œuvre de mesures qui l’ont sauvé. Certains, à l’époque, présentaient cette mort lente du lac comme une des conséquences irrémédiables du développement industriel et du progrès économique, chose qu’il fallait accepter. Alertées par le docteur Paul Servettaz, huit communes décidèrent de s’engager en pionnières dans la sauvegarde de leur lac. Elles créèrent en 1957 le SILA (Syndicat intercommunal du lac d’Annecy), qui s’est transformé, le 27 juin 2011, en Syndicat mixte du lac d’Annecy (toujours SILA) et réunit actuellement 10 groupements intercommunaux, représentant 113 communes, soit une population de 250000 habitants. En 1957, un premier réseau complet d’assainissement est construit avec un collecteur situé sous la route qui borde le lac. Les effluents récupérés des communes et villages transitent par des stations de pompage et de relevage et sont dirigés vers une station d’épuration. En 1994, une nouvelle usine de dépollution est construite. À ce jour, le lac reçoit uniquement les eaux de pluie de ruissellements et celles des sources et des ruisseaux qui l’alimente. Les taux de nitrates et phosphates (qui indiquent le degré d'eutrophisation) ont continuellement diminués jusqu'à devenir quasiment insignifiants. Parmi les lacs dont le bassin versant est habité, le lac d'Annecy est désormais considéré comme le plus propre d'Europe sur cet aspect. Mais d'autres problèmes ont été révélés. Ainsi le 27 juin 2011, les préfets de Savoie et de Haute-Savoie ont dû interdire la pêche (pour consommation et commercialisation) de l'omble chevalier (Salvelinus alpinus) dans le lac Léman, ainsi que dans le Lac du Bourget et dans le Lac d'Annecy, en raison de taux très élevés de polychlorobiphényles (PCB) et dioxines. Il a été montré que les taux étaient « supérieurs aux normes réglementaires » pour deux échantillons de ces poissons « les rendant impropres à la consommation humaine et animale », « jusqu’à ce qu’il soit établi par des analyses officielles que ces mesures ne s’avèrent pas utiles à la maîtrise du risque pour la santé publique » en attendant qu'une enquête de l’Agence française de sécurité sanitaire de aliments (Afssa) précise l'ampleur du problème (La pêche sans consommation du poisson reste autorisée, ainsi que la baignade et les sports nautiques, car les PCB sont très peu solubles dans l’eau). Les dernières analyses réalisées ont permis d'autoriser à nouveau, depuis le 23 juin 2008, la consommation d'ombles chevalier dans la mesure où sa taille est inférieure à, car les taux de PCB restent inférieurs aux normes sanitaires en dessous de ces dimensions (les poissons plus petits et plus jeunes, moins haut dans la pyramide alimentaire, ont moins bio-accumulé les PCB).
C’est un spectacle pyrotechnique, l'un des plus grands feux d'artifice d'Europe (il dure environ 1 h 30) rythmé par un thème musical, qui a lieu chaque année le premier samedi d'août (depuis 1978 ; auparavant il avait lieu le dimanche). Il est tiré depuis le lac, face au Pâquier à Annecy. Des tribunes payantes sont installées, mais il est visible des hauteurs et des villes environnantes. Plus de 40000 billets d’entrée sont vendus (gradins et pelouses) et plus de 150000 personnes assistent à l'événement depuis les rives du lac, les collines et montagnes environnantes ou les embarcations rassemblées derrière la zone de tir du feu d'artifice. L'origine de cette fête remonte au rattachement à la France du duché de Savoie qui a donné naissance aux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie. Du 29 au 31 août 1860, l'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie sont les hôtes de la ville d'Annecy. Ils viennent assister aux festivités en l'honneur de ce rattachement. Une fête lacustre est organisée par la ville : c'est le début de la Fête du Lac. Au cours des années, cette fête prendra différents aspects pour devenir, à partir de 1950, un grand événement touristique comme celui que l'on connaît aujourd'hui. Dans les années 1960, un hôtelier propriétaire de l'hôtel « Villa Mary », André Basset construisait chaque année une embarcation, il a marqué la fête du lac pendant une dizaine d'années pour devenir hors concours tant ces créations étaient superbes. Thèmes : La Belle Époque (1968), La Révolution française (1989), Le cirque (1998), À la recherche de Poséidon (1999), Les nuits de la légende : la légende du temps (2000), Les nuits de la légende : les légendes du Brésil (2001), Le mystère des eaux de cristal (2002) Escales en Europe (2003), Musiques de films (2004), ''Les chansons d'amour (2005), Rythmes du monde, rythmes du feu (2006), 2007 tout feu, tout slam (2007), La ronde des feux (2008), Marco Polo (2009), La machine à remonter le temps (2010), La quintescence des éléments (2011), L'énergie d'une étoile (2012), Les feux de l'arc-en-ciel'' (2013), Les Toiles de Feux (2014).
Il se trouve au Musée-Château d’Annecy dans la vieille ville. C’est une exposition permanente sur les lacs des Alpes françaises et notamment sur le lac d’Annecy. On y découvre les différents types de lac, leur peuplement, faune et flore. Sont également exposés des objets du passé, parfois lointain (préhistoire) découverts au bord du lac.
Le lac d’Annecy, entouré de ses montagnes et de son environnement romantique et sauvage, a inspiré de nombreux peintres de sensibilités différentes, tous attirés par cette lumière particulière, changeante et se reflétant dans les eaux. Voir à ce sujet le lac d'Annecy dans la peinture.
Le lac a souvent été choisi comme décor naturel par exemple dans les films suivants (liste non exhaustive):
Il n’est pas possible de dire que le lac d’Annecy ait connu une véritable culture de la vie sur le lac, telle qu’on peut la connaître par exemple sur certains lacs italiens. Les bords du lac ont été jusqu’à une époque récente considérés comme malsains à cause de l’humidité. Seuls quelques pêcheurs avaient élu domicile sur les bords. Les villages étaient toujours situés en hauteur à quelques centaines de mètres du lac. La navigation ne se développait réellement qu’en été, car ce sont les touristes qui l’ont pratiquée et en ont lancé la mode.À l’époque des vapeurs à aubes, douze débarcadères furent construits par Les Ponts et Chaussées autour du lac : Annecy, Beau-Rivage, Sévrier, Saint-Jorioz, Duingt, Bredannaz, Doussard-Bout du Lac, Angon, Talloires, Menthon-Saint-Bernard, Veyrier, Chavoires. Depuis, certains ont disparu : Beau-Rivage, Bredannaz et Chavoires.
Deux sortes de barques en bois ont marqué le lac d’Annecy pendant la première moitié du, et nous charment encore de nos jours : Après la Seconde Guerre mondiale, pendant les années 1950 et 1960, le lac a vu aussi apparaître quelques hors-bords construits en bois. On peut toujours en apercevoir et même en louer du côté du Pont des Amours à Annecy. Il existe aussi une association « Les Vieux Safrans d'Annecy » spécialisée depuis 1993 dans la restauration des bateaux en bois et qui est installée dans des locaux à Rumilly. Une autre association « Voile et canots » a pour objectif de promouvoir la navigation traditionnelle sur le lac en développant tout un art de vivre sur l’eau, par exemple, accès par bateau aux hôtels et restaurants.
Le lac d’Annecy est en fait un plan d’eau de taille réduite situé au milieu des montagnes (mont Veyrier, Semnoz, Parmelan...). Ces monts rendent la circulation des vents instable. Ils sont souvent inattendus, ce qui fait justement l’intérêt de la navigation sportive sur les lacs de montagne. Le lac a d'ailleurs été le lieu de déroulement des championnats de France des croiseurs légers en 2009.
La pêche de loisir sur le lac d'Annecy est l'activité la plus importante en nombre de pratiquants : 1200 pêcheurs exercent leur loisir en bateau et environ 600 pêchent près du bord. La gestion de cette activité est assurée par l'association Annecy Lac Pêche sise aux Marquisats. L'association a la charge de la gestion piscicole, de la distribution des cartes de pêche ; son activité ne se limite pas à la pêche et elle est un acteur important de la protection du milieu et de son environnement.
Sur le lac d'Annecy, il y a 4 clubs d'aviron (3 dans le Grand Bassin et 1 dans le Petit Bassin). Liste des clubs d'aviron du lac d'Annecy :
Il est prévu d’avoir une piste cyclable qui permette de faire complètement le tour du lac. Pour l’instant, il y a une grande portion existant d'Annecy le Vieux à Doussard, qui continue ensuite sur Faverges et s'arrête à Ugine, dans le département de la Savoie, grâce à une nouvelle extension ouverte en 2007. Ugine est ensuite reliée à Albertville. Ce tronçon débuté en 1976 reprend le tracé de l’ancienne voie de chemin de fer d’Annecy à Faverges. Le chaînon manquant entre les Marquisats (Annecy) et Sevrier est terminé depuis l'été 2005. Sur la rive Est, des travaux sont en cours (en 2014) pour aménager une piste cyclable entre Menthon-Saint-Bernard et Talloires. Des courses cyclistes autour du lac () sont également organisées tous les ans : Actuellement il existe un projet de créer une piste cyclable sur la rive Est du Lac. Cette piste suivrait la route départementale mais aurait comme inconvénient de supprimer l'accès aux rives du lac par la suppression des emplacements de parkings donnant un accès aux habitants et aux touristes. La [[18e étape du Tour de France 2009|]] du Tour de France 2009 fut un contre-la-montre autour du lac.
Le lac, très propre, permet de s’adonner en de nombreux endroits à la natation et au plaisir de la baignade. L’été, la température de l’eau atteint . Tous les ans depuis 1931, le 15 août, une traversée du lac ouverte à tous est organisée : entre la plage de l'Impérial et les Jardins de l'Europe, 2400 mètres au départ des pontons en bois du Petit Port sur la commune d'Annecy-le-Vieux et 5000 m entre Veyrier-du-Lac et l'ile aux cygnes.
Les véliplanchistes disposent de deux lieux particuliers où ils peuvent faire de la planche à voile, mais aussi à partir d’une dizaine d’autres endroits. La pratique du « kite-surf » est autorisée uniquement vers Saint Jorioz (source : Service de la navigation).
Le lac permet la pratique de la plongée sous-marine en de nombreux endroits et à diverses profondeurs, été comme hiver (eau à ). Des commerces spécialisées possèdent des écoles et il existe bon nombre d’associations tout autour du lac. Des sites archéologiques lacustres et des épaves (notamment le France qui repose à -42 mètres) peuvent ainsi être visités.
Le lac est un cadre exceptionnel pour la pratique du patin à roulettes (roller en anglais) que ce soit sur la piste cyclable ou sur le Pâquier. De plus, un skatepark assez bien aménagé existe derrière la plage des Marquisats (1 bowls, 1 snake à 3 hauteurs, 1 langue, 2 curbs et quelques barres et le nouveau parc street inauguré en octobre en forme de parcours zigzag en descente, sets de marches, etc.).
Certaines bases nautiques disposent de bateaux puissants pour pratiquer le ski nautique. Cette discipline trouve sur le lac des conditions optimales même meilleures qu’en mer. Avant la guerre, Annecy fut un grand centre de pratique du ski nautique en France et surtout de centre d’essai pour les nouveaux équipements. Certains bateaux sont équipés de barres latérales pour permettre aux débutants d’apprendre à skier sur l’eau sans être tiré par une corde, avec une réussite garantie. Pour les plus expérimentés le « wakeboard », qui est une sorte de « snowboard » sur eau, leur est proposé. Les professionnels disposent à Sévrier d’un slalom et d’un tremplin pour le ski nautique de compétition. L'Association française de Wakesurf organise à Talloires et Duingt depuis 2003 la « King of the lake », première coupe européenne de cette discipline.
Avec ses de long et une largeur correcte, le lac permet une bonne pratique de la voile, les vents dominants du nord ou du sud étant dans le sens de la longueur. On trouve des clubs de voile dans la plupart des ports des communes riveraines.
C’est une course en binôme avec deux coureurs et un vélo. Ils doivent se relayer durant les du tour du lac.
Chaque année au mois d'avril a lieu le marathon du Lac d'Annecy. Les participants doivent parcourir .
Elle est organisée tous les 15 août. Il y a deux courses organisées ( et ) ouvertes aux licenciés mais également aux amateurs. Pour la première fois en 2008, la Traversée du Lac intègre le circuit de la coupe de France de natation en eau libre. En plus des deux courses habituelles, un nouveau tracé de sera réservé aux licenciés.
Astolphe de Custine, vécu à Annecy-le-Vieux et à Brédannaz en 1838. Pour célébrer ce séjour il écrit en 1841 un poème, intitulé ''Au lac d'Annecy'' : <blockquote style="font-size: 90%; margin-right: 25%; background-color: #f9f9f9; "> Abandonnant le monde à son inquiétude, Sur ces bords orageux j'ai trouvé le repos. Miroir qui du désert trouble la solitude, Où s'empreint le reflet du ciel et des coteaux, Où brille la lumière, âme de la Nature, Qui d'heure en heure prête aux monts un autre aspect Et sans changer le site en change la parure : Heureux lac, je t'approche avec un saint respect. Loin des froides beautés d'un monde qui grimace, C'est l'image de Dieu qui se peint sur ta glace. Eugène Sue, vécut ses dernières années à Annecy-le-Vieux, de 1851, après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, jusqu'à sa mort en 1857. Voici comme il décrit le lac et son environnement : <blockquote style="font-size: 90%; margin-right: 25%; background-color: #f9f9f9; "> … Sur le lac d'Annecy, dont les bords sont couverts De noyers jaunissants : son onde diaphane, Frais miroir transparent, Reflète la beauté D'un paysage alpestre et ses rochers noirâtres, Ses prés, ses grands sapins, leur sombre majesté, Puis, la lueur des feux allumés par les pâtres Lorsque la nuit descend sur leurs monts sourcilleux… et dans son roman ''La Marquise Cornélia d'Alfi'', il décrit : <blockquote style="font-size: 90%; margin-right: 25%; background-color: #f9f9f9; "> … (Le) lac d'Annecy, lac enchanteur, dont les aspects variés sont disposés, groupés, proportionnés par la nature, avec un bonheur qui défie l'idéal de l'art (…) L'œil ravi s'arrête tour à tour sur les bords riants, mélancoliques ou grandioses du lac, et plonge dans des horizons lointains, découverts par l'abaissement des pentes de quelques-unes des montagnes dont il est encadré… <div style="text-align: right;"> Eugène Sue Dans Çà et là, un long poème en prose, Louis Veuillot (1813-1883) déclare : <blockquote style="font-size: 90%; margin-right: 25%; background-color: #f9f9f9; "> Que le brouillard léger du matin les voile, que le plein soleil en éclaire la splendeur, que le soir les revête d'une gaze de feu, que le flot s'endorme ou que le vent murmure, toujours sur ces doux rivages habite la paix. <div style="text-align: right;"> Louis Veuillot Un autre grand voyageur, l'archéologue Gaston Deschamps a aussi beaucoup apprécié le lac dans les années 1890. <blockquote style="font-size: 90%; margin-right: 25%; background-color: #f9f9f9; "> Gaité du lac. Les eaux molles et tièdes, couleur d'azur et couleur d'argent, frôlent de leurs franges d'écume les grosses pierres noires amoncelées sur la rive. L'eau est si pure, qu'on voit, comme à travers une glace, la végétation des fonds. (…) Au soleil de la chaude saison, le lac resplendit : son azur calme est chatoyant, plissé par les remous qu'éveillent les brises, nacré de vert par les fonds de sable, pailleté de vif-argent par les caprices de l'écume. (…) Nuit très douce. L'eau, qui chuchotait le long du bordage, semblait me dire des mots de consolations. J'ai vu un paysage merveilleux, tout baigné de lumière bleue et de clartés dormantes. La Roche-Murraz, la Tournette semblaient aériennes, irréelles, perdues dans une brume d'argent qui grandissaient les formes en estompant les contours. Une planète d'or scintillait au-dessus des crêtes dentellées de Lanfon. <div style="text-align: right;"> Gaston Deschamps, Le Chemin fleuri, 1896 Un auteur-compositeur-interprète britannique, également instrumentiste, arrangeur musical et producteur, Bill Pritchard a été charmé par le lac en 2005. <blockquote style="font-size: 90%; margin-right: 25%; background-color: #f9f9f9; "> Mon Dieu, le van commence vraiment à sentir mauvais. Malgré nos meilleurs efforts. Même moi je l'ai remarqué. Bon il faut dire que nous roulons sans climatisation en pleine canicule cette semaine. Annecy est en fait tout près de la frontière Suisse et franchement c’est (incroyablement) pittoresque. Il y a un lac, le plus joli et le plus propre que j’ai jamais vu de ma vie — en dehors de la Suisse. Concernant le concert, la salle et le public étaient aussi impressionnants que ce lac. Aussi un mot pour le gars qui était le réalisateur du Brise Glace : merci Bertrand, c’était sincèrement un grand plaisir. <div style="text-align: right;"> Bill Pritchard, journal de la tournée française, 28 mai 2005